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Synthèse

L'une des fonctions régaliennes est la capacité de l'État à protéger son territoire, à faire régner l'ordre à l'intérieur de ses frontières, et ce par l'usage de la force. Cela est incarné par l'armée nationale et par les forces de police.

Lorsque l'armée est défaillante, que les soldats sont mal payés, mal gérés, et d'autres événements encore, des tensions peuvent aboutir à des rebellions.

Les factions armées sont particulièrement susceptibles d'être dangereuses depuis la fin de la guerre froide, à cause de la prolifération des armes sur le marché noir mondial.

L'armée, faible, parfois elle-même retournée contre son chef d'État, n'arrive pas à tenir les attaques des groupes rebelles.

L'État s'effondre alors, et cette situation persiste, car aucun groupe n'arrive à prendre durablement le pouvoir ni à contrôler le territoire. C'est alors l'anarchie sur les territoires, et les populations civiles sont celles qui souffrent le plus de ces situations.

Dans ces guerres, les belligérants sont des factions armées, face à une armée nationale affaiblie, quand elle existe encore. Leur butin est l'État : ils se battent pour exploiter ses richesses et le contrôler.


Synthèse : les quatre réponses de la Grande Question 1 pour la Thèse 1.5

1. QUI FAIT LA GUERRE ? Des factions internes armées, des milices claniques ou ethniques, ou encore des seigneurs de guerre locaux, parfois soutenus par procuration par des États voisins, face à une armée nationale affaiblie, quand elle existe encore.

2. POUR QUELLES RAISONS ? Pour s'emparer de l'État, de sa reconnaissance internationale, ou pour piller et contrôler les rentes économiques. Le pouvoir étatique, quand il combat encore, n'est plus qu'un belligérant parmi d'autres : il devient aussi un butin. Dans le cas extrême où l'État s'effondre tout à fait, comme la Somalie après 1991, il n'y a même plus de gouvernement pour combattre.

3. AU NOM DE QUOI ? Au nom de solidarités claniques, ethniques, régionales ou religieuses, qui comblent le vide laissé par l'absence d'un sentiment national fort et d'un État protecteur.

4. AVEC QUELLE LÉGITIMITÉ ? Avec une légitimité interne nulle ou purement locale, non reconnue par le droit international, face à un gouvernement officiel qui a une légitimité juridique extérieure (siège à l'ONU) mais presque aucune autorité réelle sur le terrain.

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